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Quels éléments d’actualités par l’Enseigne de vaisseau Adélaïde Bonnet du CESM au 27 juillet 2020

Quelques éléments d’actualité 

  • Le vice-amiral d’escadre Pierre Vandier est nommé chef d’état- major de la marine à compter du 1er septembre 2020. Il est, pour prendre rang de la même date, élevé aux rang et appellation d’amiral.
  • Fin de mission Grand Nord pour la FREMM Aquitaine :

Dans le cadre de sa mission Grand Nord, la frégate multi-missions (FREMM) Aquitaine a contribué à la sûreté et à la connaissance du Grand Nord, en se pré-positionnant au Nord du GIUK (Groenland, Islande, UK) et en mer de Norvège.

Cette zone en perpétuelle évolution, représente aujourd’hui un intérêt stratégique car de plus en plus convoité depuis que le réchauffement climatique et la fonte des glaces ont ouvert de nouvelles routes maritimes.

Grâce à ses senseurs et à l’élaboration de liaisons de données tactiques avec les pays alliés, la FREMM a activement participé à la fonction stratégique connaissance et anticipation. Des relevés des activités aériennes et nautiques sur zone ont été effectués par l’équipage de l’Aquitaine. La FREMM a également joué un rôle prépondérant dans la lutte anti sous-marine, dans un environnement complexe et perturbé.

Positionnée à la porte d’entrée de l’Atlantique Nord, la FREMM Aquitaine a su démontrer l’expertise de la Marine nationale et ainsi affirmer le statut de puissance maritime de la France.

La FREMM Aquitaine a également augmenté son niveau de coopération avec les marines riveraines de la zone dans le cadre de manœuvres militaires et nautiques de haut niveau placées sous le signe de l’interopérabilité. L’exercice « weekly war », en coopération avec la marine norvégienne, est le symbole de cette volonté commune de densifier et fluidifier nos procédures de travail.

Rétrospectivement, quatre mois après la première prise en charge du bâtiment, cette mission Grand Nord fût pour le premier équipage double de la FREMM Aquitaine une opportunité de finaliser sa phase d’aguerrissement face à des environnements encore peu connus et dans un contexte de crise sanitaire mondiale. C’est avec le sentiment du devoir accompli que les marins de l’équipage B tournent les aussières au port base avant de transférer la charge du bâtiment fin juillet à l’équipage A.

  • CORYMBE – Retour du PHA Tonnerre à son port-base de Toulon ABIAN 20.2 – exercice réussi :

Après 40 jours de déploiement dans le golfe de Guinée, le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre est rentré à Toulon le vendredi 17 juillet 2020. Bilan de cette mission CORYMBE : plus de 5 patrouilles conjointes avec les marines riveraines du golfe de Guinée et 63 heures de vol pour l’hélicoptère Caïman de la Flottille 31F.

Parti le 8 juin, le Tonnerre, en route vers le golfe de Guinée, a apporté à l’opération Corymbe des capacités nouvelles, notamment grâce à l’embarquement de plusieurs détachements (31F, fusiliers marins, flottille amphibie, 6ème régiment de Génie). Aux abords de Gibraltar, il a accueilli deux hélicoptères V22-Osprey des US Marines Corps (USMC), basés à Rota (Espagne), pour une séance de touch and go (entrainement au posé).

La mission a débuté par des entraînements conjoints avec les Eléments Français au Sénégal (EFS) et la Marine sénégalaise. Le 21 juin, il a pénétré la lagune d’Abidjan, s’est entraîné avec le patrouilleur ivoirien L’Emergence pour mener une action de coopération dans la surveillance des approches maritimes du pays.

Le 28 juin, le PHA Tonnerre croise devant Libreville après avoir patrouillé dans le golfe de Biafra. Ce passage a permis un entraînement amphibie, une plongée et un exercice anti-piraterie au profit de plusieurs administrations gabonaises. En quittant Libreville, le Tonnerre a poursuivi sa route vers le Nigéria et le Bénin. A la demande de ces pays, il a patrouillé avec l’hélicoptère Caïman embarqué afin de repositionner certains navires d’intérêt dans la zone.

Après une seconde escale logistique à Dakar, le Tonnerre a pris la route de Toulon, son port-base. Il a mis à profit ce second passage au Sénégal pour mener un exercice de tenue de situation « surface » et un treuillage avec le patrouilleur sénégalais Fouladou.

Le PHA Tonnerre aura parcouru plus de 16 000 nautiques durant ce déploiement. L’hélicoptère Caïman marine de la Flottille 31F a quant à lui comptabilisé 63 heures de vol, dont 12 missions de surveillance maritime. Au cours de cette mission, ce sont toutes les capacités nouvelles apportées par un PHA qui auront été mises au service de la sécurité maritime et de la coopération avec les marines riveraines du golfe de Guinée.

Pour pallier l’absence d’escale en raison de la situation sanitaire marquée par la COVID, le commandant du Tonnerre a mené 16 visio-conférences avec les autorités françaises ou locales de 7 pays africains différents. Ces échanges ont permis de recueillir la perception locale du retour d’un navire français dans cette zone stratégique.

Depuis 1990, la France déploie un à deux bâtiments en mission Corymbe de façon quasi permanente dans le golfe de Guinée. La mission a deux objectifs majeurs : être en mesure d’apporter une éventuelle protection des français dans la zone en cas de crise et contribuer à la diminution de l’insécurité maritime, en aidant notamment au renforcement des capacités des marines riveraines du golfe, et des centres de la structure issue du processus de Yaoundé. Le déploiement de bâtiments français en mission Corymbe complète le dispositif français stationné en Afrique occidentale (Gabon, Côte d’Ivoire, Sénégal) et participe au volet maritime des coopérations opérationnelles mises en œuvre régionalement par ces forces de présence.

  • Le Var entre en mer Noire:

Parti de Toulon le 13 juillet dernier, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var est déployé en Méditerranée puis en mer Noire le 18 juillet.

Après avoir traversé les bouches de Bonifacio, navigué au large du Stromboli, et franchi le détroit de Messine, le Var a embouqué les passes turques A cette occasion, il a rendu hommage aux marins du cuirassé Bouvet qui ont péri en mars 1915. Faisant partie de l’escadre française commandée par l’amiral Guépratte qui prit part à la bataille des Dardanelles, le bâtiment français heurta une mine et sombra. Dans cette zone de tensions marquée les nombreux rapports de force, la présence maritime française porte différents enjeux.

D’une part, le déploiement des bâtiments français permet d’entretenir une connaissance fine de la zone et de concourir à la sécurisation des approches maritimes de l’Europe en assurant la protection des espaces aéromaritimes, d’autre part, il constitue un moyen assurant l’attachement indéfectible de la France au respect du droit maritime international et à la liberté de navigation.

Par ailleurs, ce déploiement sera l’occasion pour le Var d’entretenir les relations avec les pays riverains de la mer Noire au travers d’exercices mettant en avant des savoir-faire communs..

  • FANC – Patrouille du BSAOM d’Entrecasteaux dans la zone économique exclusive de Wallis et Futuna: 

Déployé depuis début juillet, le bâtiment de soutien et d’assistance d’Outre-mer (BSAOM) d’Entrecasteaux a patrouillé plusieurs jours dans la zone économique exclusive (ZEE) de Wallis et Futuna.

Avec douze heures de décalage horaire et plus de 16000km le séparant de Paris, le territoire de Wallis et Futuna est le plus éloigné de la métropole. Il s’agissait du premier déploiement de bâtiment militaire français depuis un an. Situé dans la zone de responsabilité des forces armées de Nouvelle-Calédonie (FANC), Wallis et Futuna compte sur les moyens militaires basés à Nouméa pour les soutenir dans l’ensemble du des missions de surveillance de la zone et d’action de l’état en mer (souveraineté, lutte contre la pêche illicite, soutien anti-pollution…). La relâche opérationnelle à Mata Utu (île de Wallis) a été rythmée par des activités opérationnelles dont la reconnaissance de sites de plageage pour le chaland de débarquement.

Des événements protocolaires et coutumiers ont également été organisés (cérémonies et repas officiels, rencontre de l’administration supérieure et du Lavelua, roi de Wallis). Enfin, des activités de recrutement et de rayonnement auprès de plusieurs collèges et lycées wallisiens ont été menées.

Au sein de leur zone de responsabilité permanente, les 1 450 militaires des forces armées en Nouvelle-Calédonie ont pour principales missions d’assurer la souveraineté de la France, d’animer la coopération régionale et d’entretenir des relations privilégiées avec l’ensemble des pays riverains. Les FANC engagent régulièrement leurs moyens pour des opérations d’aide aux populations, en appui des autres services de l’État.

Vivez marin !

  • Découvrez le rapport « Les entreprises, actrices d’un océan préservé » (en PJ),  publié lundi à l’occasion de la journée de l’Océan sur l’outil de suivi élaboré avec la Fondation de la Mer (CF (RC) Roux de Bezieux) et le Boston Consulting Group (CF (RC) François Dalens) pour inciter les entreprises à inclure la préservation du milieu marin dans leurs objectifs de développement durable. Un bel exemple d’association entre réservistes citoyens pour promouvoir la défense les Océans !
  • Porte-avions Charles de Gaulle : et après ? : retrouvez le rapport du Sénat ici !
  • Découvrez le livre évènement au profit de la Fondation de la MerLa Mer pour Aventure,  avec les textes inédits de Sylvain Tesson, François Bellec, Loic Finaz, Patrice Franceschi, Olivier Frébourg, Patrick Poivre d’Arvor, Emmelene Landon, Dominique Lebrun et Jean Rolin.

Disponible ici !

Respectueusement, cordialement, 

Enseigne de vaisseau Adélaïde BONNET 

Adjoint au chef de Pôle Rayonnement 

Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine

01 44 42 82 32 / 861 75 38 232

Mail : adelaide.bonnet@intradef.gouv.fr

Quelques éléments d’actualité par l’EV Adélaïde Bonnet du CESM en date du 12 juin 2020

Messieurs les officiers généraux, chers amis de la Marine,

Quelques éléments d’actualité 

  • « Le sous-marin nucléaire lanceur d’engin (SNLE) Le Téméraire a tiré avec succès un missile balistique stratégique M51 au large du Finistère, déclare Florence Parly, ministre de la Défense. Cet essai démontre notre excellence technologique et notre attachement à la souveraineté française », tweet de madame Florence Parly, ministre des Armée, le 12 juin 2020.
  • Contrôle de pêche au thon rouge dans les Baléares pour le BSAM Loire

Depuis fin mai, l’équipage B du bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Loire, renforcé de trois plongeurs de bord et d’un inspecteur ICCAT (acronyme anglais de la Commission internationale de conservation des thonidés de l’Atlantique), participe à la surveillance de la campagne annuelle de pêche au thon rouge. Preuve du succès de ces campagnes de surveillance, les quotas de capture ont encore été augmentés de 10% cette année, tandis que le stock continue à se reconstituer. 

Eu égard le contexte sanitaire actuel nécessitant de protéger les marins, les marins-pêcheurs et les inspecteurs, la Marine nationale s’est adaptée pour être en mesure d’assurer la continuité des opérations. Des procédures de contrôle de pêche sans contact ont ainsi été mises en œuvre et ont permis un déroulement normal de cette mission. Les plongeurs intégrés à l’équipage ont pu pleinement exploiter les capacités de la Loire puisque le soutien à la plongée humaine fait partie intégrante des missions des BSAM. 

Cette année le bâtiment a été déployé dans les Baléares où les quotas de capture ont été atteints en 10 jours avec notamment une calée (fermeture des filets autour d’un banc de thon) de 3500 thons pour 540 tonnes. 

Pour mémoire, la police des pêches est une mission de l’Action de l’Etat en mer qui s’exerce dans un cadre interministériel et européen. Elle vise à garantir la souveraineté de la France en mer et à protéger les ressources halieutiques. De nombreux moyens sont engagés, dont la Marine nationale qui représente l’acteur majeur de l’Action de l’Etat en mer dans son segment hauturier. 

  • Premier franchissement du cercle polaire Arctique pour l’équipage B de l’Aquitaine 

Après avoir participé à un exercice de lutte anti sous-marine en océan Atlantique, l’équipage B de la frégate multi-missions (FREMM) Aquitaine est désormais déployé dans le Grand Nord. 

Ce déploiement est singulier pour l’équipage qui connaît sa première mission opérationnelle depuis sa création en août 2019, après un cycle de qualifications. A cette occasion, il a franchi le parallèle symbolique des 66°33’N : le cercle polaire arctique. 

Zone maritime d’intérêt stratégique, le Grand Nord constitue un espace convoité. Ce déploiement s’inscrit dans une logique de maintien de la liberté d’action de la France dans les eaux internationales, et de sa capacité de connaissance autonome. Il permet notamment d’entretenir et de densifier les relations avec les alliés riverains de la zone Atlantique à travers des exercices bilatéraux améliorant notre connaissance mutuelle et fluidifiant nos procédures de travail. Ce déploiement en Atlantique Nord contribue enfin à améliorer la connaissance de ce théâtre et de ses spécificités, tout en affirmant le statut de puissance maritime de la France.

  • Commémoration de la bataille de Narvik : l’Aquitaine porte haut les couleurs françaises

Au cours de son déploiement en Atlantique Nord, le 28 mai 2020, la frégate Aquitaine a effectué un mouillage en baie de Narvik. Elle a  porté les couleurs françaises à l’occasion du 80ème anniversaire des commémorations de la bataille de Narvik, aux côtés de la frégate HNoMS Thor Heryerdal et du patrouilleur norvégien KV Hardstat. Cette bataille a historiquement marqué la volonté des Alliés, au cours de la campagne de Norvège, de couper la route d’approvisionnement en fer de l’Allemagne nazi pour satisfaire ses fins militaires. La manœuvre a tout d’abord permis la reprise par les Alliés de la région de Narvik avant d’envisager un rembarquement eu égard au contexte militaire de la bataille de France.

Après des commémorations à terre, auxquelles les marins n’ont pu assister du fait du contexte sanitaire, l’équipage de la frégate, aux côtés  du HNoMS Thor Heyerdal, a effectué un poste de bande lors du dépôt de gerbes par le KV Hardstat sur les lieux des épaves des bâtiments engloutis, en mémoire des marins norvégiens, britanniques, polonais et allemands disparus au combat.

Vivez marin !

·         Découvrez le court-métrage de l’Institut audiovisuel de la principauté de Monaco, concernant le déminage du port hercule par les autorités maritimes Monégasques épaulées par la Marine Française. Ce court métrage retrace  minutieusement les quelques moments forts de cet événement tombé aujourd’hui dans l’oubli, le film nous étonne par la composition saisissante de ces images : https://www.monacochannel.mc/Chaines/Institut-audiovisuel-de-Monaco/Videos/Instantane-Monaco-en-films-Le-deminage-du-port-de-Monaco

·         Interrogez-vus sur les enjeux cyber dans le domaine de la stratégie navale et des évolutions des marines, avec la note du LV (RC) Nicolas Mazzuchi : https://www.frstrategie.org/publications/notes/cyber-domaine-particulier-pensee-navale-2020 

·         Plongez dans vos assiettes avec l’article du CC (RC) Sébastien Abis, L’Opinion – ABIS – Pour une souveraineté alimentaire solidaire de la France – Mai 2020, paru dans l’Opinion en mai. (en PDF)

 

·         Explorez Cahier-RDN-Les nouvelles frontières de la défense, avec l’étude réalisée par les étudiants de la Sorbonne et d’Assas, sous la direction de Tristan Lecoq (en PDF)

Votre mission

  • Suggestions et recensions d’ouvrages pour « tout bon marin » : Nous cherchons à dresser une liste des ouvrages que « tout bon marin » se doit de lire (roman, recueil de poèmes, recueil de photos, etc… ) et sommes preneurs de vos idées ! 

N’hésitez pas à proposer les titres et les recensions des ouvrages qui vous semblent pertinents à l’aspirant Broyer : marie.broyer@intradef.gouv.fr ! 

Respectueusement, cordialement, 

EV Adélaïde Bonnet 
Centre d’études stratégiques de la Marine
Case 08

1 place Joffre
75700 Paris SP 07

 

 

Quelques éléments d’actualité par l’EV Adélaïde Bonnet du CESM – 01/06/2020

Messieurs les officiers généraux, chers amis de la Marine,

Ce jeudi 28 mai, la Frégate légère furtive (FLF) Courbet a quitté son port-base de Toulon pour un déploiement de plusieurs semaines en Méditerranée centrale.

Engagé au titre de la force maritime européenne « EUROMARFOR » aux côtés de la frégate italienne Carabiniere, le Courbet contribuera à la sécurité maritime régionale dans le cadre de l’opération de l’OTAN Sea Guardian.

Né d’une initiative lancée en 1995 par la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, EUROMARFOR est une force maritime européenne conjointe pouvant agir sous mandat de l’OTAN, de l’Union européenne, de l’ONU ou dans le cadre d’une coalition. Commandée pour deux ans par la France depuis septembre dernier, elle réaffirme, par cet engagement, sa pertinence et sa souplesse d’emploi. Employée hier dans le cadre de l’opération de l’Union Européenne l’Atalanta en océan Indien, elle est engagée aujourd’hui au titre de l’OTAN en Méditerranée centrale avec un seul et même objectif : contribuer à la sécurité collective et à la défense des Européens.

Pendant plusieurs semaines, la FLF Courbet patrouillera en soutien direct à l’opération Sea Guardian en vue d’assurer une veille sur toute activité pouvant représenter une menace ou un soutien au terrorisme international, tout en contribuant à la sécurité maritime.

Durant son déploiement, le Courbet contribuera à la mise à jour permanente des connaissances de la situation dans cette zone stratégique pour les intérêts français et internationaux. Alliée fiable au sein de l’OTAN et partenaire engagé au profit de la défense européenne, la France confirme ainsi son attachement à la stabilité régionale.

  • FFEAU : Présence de bâtiments de la marine nationale dans le nord de l’océan Indien

Courant mai, quatre navires de la Marine Nationale se sont trouvés concomitamment dans la zone maritime de l’océan Indien sous le contrôle opérationnel d’ALINDIEN.

Ces quatre navires contribuent à trois opérations multilatérales, en étroite coopération avec les alliés européens et les marines présentes dans la région :

La mission Jeanne d’arc, composée du porte-hélicoptère Mistral et de la frégate Guépratte, opère depuis le 13 mai en soutien direct de l’opération ATALANTA. Cette opération sous commandement de l’Union européenne initiée en 2008 œuvre contre l’insécurité et la piraterie dans le golfe d’Aden et au large de la Corne de l’Afrique.

La frégate de défense anti-aérienne (FDA) Forbin, quant à elle, vient de quitter l’opération AGENOR, volet militaire de la mission European-led Maritime Awareness in the Strait of Hormuz (EMASOH), après près de trois mois de patrouille. Cette opération lancée en janvier 2020 par huit nations européennes, vise à garantir la liberté de navigation dans le golfe arabo persique et le détroit d’Ormuz, tout en protégeant les intérêts économiques européens et internationaux.

Enfin, avant de rejoindre à son tour l’opération AGENOR, la frégate anti sous-marine Languedoc a été placée sous le commandement tactique de l’Etat-major franco-britannique de la CTF 150 des Coalition maritime forces (CMF). Cette coalition multinationale ad hoc est engagée dans la mer d’Arabie et dans le Nord de l’océan Indien, et lutte contre les trafics illicites finançant le terrorisme.

Que ce soit grâce au groupe Jeanne d’Arc, à la frégate Forbin ou encore à la FREMM Languedoc, la France, par tous ses moyens engagés en mer, affirme son attachement à la stabilité de la zone et à la liberté de circulation maritime.

  • Le mercredi 27 mai, le CEMM est allé à la rencontre des marins du Dixmude, à Toulon, de retour de mission Résilience.

Quelques heures avant l’accostage à Toulon du PHA Dixmude, le chef d’état-major de la marine s’est rendu à bord. Il a notamment pu s’entretenir avec l’équipage et ainsi faire le point sur la mission effectuée dans les Antilles.

Le Dixmude avait appareillé de Toulon pour les Antilles le 3 avril dernier. Il a ravitaillé les îles de Saint-Martin, de Guadeloupe et de Martinique en livrant 138 tonnes de fret, dont un million de masques chirurgicaux, 170 000 masques FFP2 et du gel hydro-alcoolique.

L’amiral Prazuck s’est adressé à l’ensemble de l’équipage, par diffusion générale : « Vous revenez d’une mission importante pour notre pays et pour nos concitoyens. […] Vous avez été les premiers, avec le Mistral, à effectuer une mission opérationnelle dans des conditions particulières, que je sais éprouvantes, avec des mesures de distanciation à bord, des escales sans permissionnaires, une vigilance médicale de tous les instants. […] Je vous suis très reconnaissant de ces efforts, cette mission est une réussite. […] Vous allez retrouver vos familles. Je mesure à quel point il est difficile de ne pas avoir été auprès d’elles durant les semaines les plus critiques de la crise. Mais c’est le sens de votre engagement de militaire, et vous devez en être fiers. »

  • FAG : L’action de l’État en mer en Guyane à l’épreuve du COVID-19

Ces dernières semaines les facultés d’adaptation et de résilience des services de l’Etat se sont confirmées dans le cadre de la lutte contre la pêche illégale en Guyane. Les moyens maritimes des forces armées en Guyane (FAG) et la Direction de la mer, des fleuves et du littoral de Guyane ont concilié l’exercice des pouvoirs de police de l’Etat en mer avec les indispensables mesures de prévention dans le cadre de la crise sanitaire liée au COVID-19. Retour sur un mois d’actions interministérielles en zone maritime Guyane.

Afin de pallier les contraintes sanitaires exceptionnelles liées au COVID-19, les modes d’action se sont adaptés mais la conduite des opérations maritimes n’a pas faibli en efficacité. Les opérations de police des pêches qui se sont succédées durant ces dernières semaines dans les eaux guyanaises ont permis aux gendarmes maritimes des vedettes côtières et de surveillance maritime Organabo et Mahury, appuyées par l’embarcation relève-filets Caouanne, de réaliser des traitements administratifs (TA) en zone Est de la Guyane, notamment dans l’embouchure de l’Approuague et à la pointe Béhague.

Conduits sur des navires de pêche illégaux, non déclarés et non règlementés (INN) brésiliens, ces TA se sont traduits par l’appréhension de 5 km de filets et de plus d’une tonne de poisson.

Toujours dans le cadre de l’action de l’Etat en mer, le patrouilleur Antilles-Guyane (PAG) La Confiance a conduit une mission police des pêches et de surveillance de la frontière maritime et fluviale franco-brésilienne. Le navire a ainsi patrouillé devant l’embouchure du fleuve Oyapock où il a assuré le traitement administratif d’une tapouille INN brésilienne. La Confiance a également raccompagné 10 navires de pêche INN brésiliens jusqu’à la frontière.

Parallèlement à ces actions, et pour prendre en compte le continuum mer-fleuve, les deux embarcations de drome opérationnelle (EDO) du PAG ont réalisé des patrouilles sur le fleuve Oyapock depuis son embouchure jusqu’à Saint-Georges afin de renforcer ponctuellement le dispositif mis en place pour l’opération Résilience.  Les différents acteurs participant à l’action de l’Etat en mer en Guyane ne relâchent pas la pression sur les pêcheurs illégaux, tout en assurant la sécurité de leurs agents ainsi que celle des équipages contrôlés.

Vivez marin !

  • « Stratégie », le nouveau numéro des Etudes Marines est en ligne ! Retrouvez-le en intégralité en cliquant sur ce lien, et notamment les contributions du LV (RC) Mazzuchi et le CC (RC) Dosquet.

Votre mission

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  • N’hésitez pas à diffuser l’offre d’emploi d’OSC adjoint au chef de section analyses financières au sein de vos réseaux (en PJ)

A vos agendas

10 juin 2020, 18h : Conférence « La consolidation de la construction navale mondiale et le plan de relance en France », prononcée par Hervé Guillou.

Inscription à la conférence. Les paramètres de la salle virtuelle vous parviendront par courriel  24 heures auparavant.

Respectueusement, cordialement,

Enseigne de vaisseau Adélaïde BONNET

Adjoint au chef de Pôle Rayonnement

Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine

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Mail : adelaide.bonnet@intradef.gouv.fr

 

 

Investigation de l’épidémie de COVID-19 au sein du Groupe Aéronaval 21 janvier – 13 avril 2020

Pour les marins studieux une étude approfondie du Centre d’épidémiologie et de santé publique des armées
Document n°929/ARM/SSA/CESPA du 4 mai 2020 communiqué par le Ministère des Armées

Introduction
Une épidémie de COVID-19 est survenue au sein du Groupe aéronaval (GAN) français au cours d’une mission entre le 21 janvier et le 13 avril 2020. Cette épidémie a majoritairement concerné le Porte-avions nucléaire Charles de Gaulle (PAN CDG) en mars-avril 2020, après une escale à Brest. Une investigation épidémiologique a été menée par le Centre d’épidémiologie et de santé publique des armées avec pour objectifs :
– d’identifier les voies possibles d’introduction du virus au sein du GAN ;
– décrire les caractéristiques de l’épidémie COVID-19 du PAN CDG ;
– décrire et modéliser la dynamique de diffusion l’épidémie à bord du PAN CDG.

Vous pouvez lire le document complet ici :

20200405_929_arm_ssa_cespa_rapport_epidemie_covid19_gan_vexp