Blog

Nouvelles du CESM par l’EV Adélaïde BONNET Adjoint au chef de Pôle Rayonnement Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (05/05/2020)

Messieurs les officiers généraux, chers amis de la Marine,

***************
Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, nos activités sont suspendues jusqu’à nouvel ordre (conférences, embarquements, réunions Alidade, etc).
Nous vous remercions pour l’ensemble de vos messages de soutien et proposition d’aide, en particulier nous remercions tous ceux qui ont pu aider la marine, le service de santé des armées et l’ensemble des autorités françaises dans l’approvisionnement en matériel médical. Vous êtes nombreux à œuvrer pour le pays dans cette période difficile.
***************

Quelques éléments d’actualité

RESILIENCE : L’Astrolabe en mission
A peine sorti d’une période de maintenance, l’Astrolabe a appareillé le 25 avril 2020 de La Réunion vers Mayotte dans le cadre de l’opération Résilience pour livrer du fret alimentaire à destination de la population ainsi que des véhicules pour les détachements militaires envoyés en renfort sur l’île. Un élément du 7e bataillon de chasseurs alpins (7e BCA) de Varces a en effet embarqué après avoir effectué une quatorzaine visant à garantir la sécurité sanitaire de l’ensemble des intervenants.

L’Astrolabe, qui assure le chaînon maritime de la logistique des stations scientifiques française d’Antarctique durant l’été austral et des missions de souveraineté dans les eaux territoriales des terres australes et antarctiques françaises (TAAF) durant l’hiver austral, a été dérouté de la mission prévue vers Kerguelen afin de contribuer, par ses capacités d’emport, au soutien à la Nation durant cette période de crise.

Cinq conteneurs de 25 tonnes de riz, un conteneur de conserves, quatre TRM 2000 et quatre P4 ainsi que deux conteneurs de matériel militaire constituent son premier chargement pour la mission Résilience.
Le patrouilleur polaire intègre ainsi, jusqu’à la reprise des activités de transport civiles, le dispositif visant à instaurer un pont maritime entre La Réunion et Mayotte. Ce pont avait été lancé ces dernières semaines par le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral et le bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Champlain. Dans les jours prochains, outre L’Astrolabe, le Champlain et Le Malin sont attendus à Mayotte avec du fret.

RESILIENCE : Escale d’un genre nouveau pour le porte-hélicoptères amphibie Dixmude à Fort de France
Très en vogue dans les transactions financières quotidiennes, le « sans contact » fait son apparition dans le guide de soutien de la base navale de Fort de France, avec un défi à relever : accueillir le porte-hélicoptères amphibie Dixmude le temps d’une courte escale technique et le soutenir … sans aucun contact avec le bord.

Le 19 avril, le PHA Dixmude s’accoste comme prévu au port civil, car les quais de la base navale, surplombés par les imposantes murailles du Fort Saint Louis, sont trop exigus pour l’accueillir. Au départ, il faut réfléchir à chaque action courante pour éviter le contact, par réflexe ou par habitude. Mais rapidement, tout le monde, à bord comme à quai, prend le pli, et les actions logistiques d’escale habituelles – plein de carburant, vivres, poubelles, lingerie, courrier, rechanges, s’effectuent en parfait cloisonnement.

En parallèle, le PHA Dixmude décharge le fret logistique destiné aux Antilles : des containers de masques, de gel hydro-alcoolique, des matériels divers destinés aux organismes civils et miliaires locaux, et même un camion de pompier tout neuf, sont débarqués dans un ballet parfaitement orchestré sans aucun contact entre le bord et les équipes à quai de la base navale, du transit DICOM, du 33ème RIMA et du RSMA. Deux hélicoptères, destinés à la Gendarmerie et à la Sécurité Civile, décollent du pont d’envol, accueillis et escortés par le Griffon et le Dragon martiniquais.

Au terme de cette escale d’un nouveau genre, les commandants et représentants de catégorie se saluent, sans contact, autour de la coupée qui ne touche pas le sol, après s’être remis quelques cadeaux de représentation… désinfectés au gel hydro-alcoolique et hermétiquement emballés.

RESILIENCE : Le patrouilleur Fulmar engagé au large de Saint-Pierre et Miquelon
Basé à Saint-Pierre et Miquelon, le Fulmar et ses onze membres d’équipage sont habitués à conduire des missions dans les conditions météorologiques parfois difficiles du Nord-Ouest de l’Atlantique. En pleine pandémie de Covid-19, l’isolement de Saint-Pierre-et-Miquelon est quasi-complet après l’arrêt des liaisons aériennes et maritimes de passagers avec le Canada, étape obligatoire pour échanger avec la métropole.

A la demande de la préfecture de Saint-Pierre-et-Miquelon, le commandant de la zone maritime atlantique a engagé le patrouilleur Fulmar dans le cadre de l’opération « Résilience ». Le patrouilleur a appareillé le 19 avril pour récupérer une première cargaison d’équipements de protection, soit une demi tonne de masques, housses, kits d’urgence, tenues, gants et lunettes pour l’archipel. Livrés à Halifax par avion depuis la métropole, ils ont été transbordés le 21 avril sur le Fulmar, avec le concours de la Marine Royale Canadienne – Halifax étant le port d’attache de sa flotte de l’Atlantique. Pour préserver l’équipage et l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon de tout risque de contamination, une procédure de protection des marins et de décontamination du fret, validée par le Service de Santé des Armées, a été appliquée lors de cette opération.
Ce mouvement a été planifié en lien étroit avec l’Ambassade de France à Ottawa et la Marine Royale Canadienne, dans un contexte de fermeture des frontières du Canada. Sa réalisation illustre l’esprit de solidarité qui existe entre les deux pays.
Au sein de l’opération « Résilience », le patrouilleur Fulmar est également en mesure de transporter des personnels de santé au sein de l’archipel, voire depuis ou vers le Canada, en soutien des moyens civils.

RESILIENCE : Le BSAOM Dumont d’Urville, admis au service actif, participe à l’opération 
Le bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Dumont d’Urville, a été admis au service actif le 17 avril 2020 par l’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major de la Marine. Quatrième et dernier né de sa série, le Dumont d’Urville rejoint les rangs de la Marine avec ses « sistership » D’Entrecasteaux et Bougainville, tous deux admis en 2016, et le Champlain, en 2017.
Dès le lendemain de son admission, l’équipage B du Dumont d’Urville s’engageait au profit de l’opération Résilience : le 18 avril matin, le bâtiment est rejoint sur le quai de Pointe-à-pitre en Guadeloupe par le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Dixmude. Ce dernier transfère alors six conteneurs et quelques palettes de fret sur la plage arrière du BSAOM qui appareille immédiatement pour mettre le cap sur Cayenne. Son but étant de les livrer le plus rapidement possible aux autorités locales de la Guyane afin de soutenir efficacement la lutte contre la pandémie de covid-19 et venir ainsi en aide à la population.
Modernes et polyvalents, les BSAOM sont des bâtiments de la Marine dédiés aux missions de souveraineté, d’assistance et de soutien outre-mer. Ils participent plus précisément aux missions de :
– présence, surveillance et protection des intérêts français dans la zone économique exclusive, allant de la police des pêches aux missions de dépollution en passant par la lutte contre les trafics illicites.
– sauvegarde et assistance au profit des populations, notamment en cas de catastrophe naturelle, et des navires en détresse.
– soutien logistique : leur large plateforme et leur puissante grue leur permet de transporter du fret et des véhicules. Ils peuvent aussi embarquer des plongeurs pour réaliser des interventions sous-marines.
– projection de forces de police ou de gendarmerie.
En outre, le Dumont d’Urville peut embarquer une embarcation commando à usage multiple (ECUME), lui conférant ainsi une capacité opérationnelle supplémentaire.
Basé à Fort-de-France en Martinique, le BSAOM Dumont d’Urville renforce le dispositif de surveillance et de protection maritime des forces armées aux Antilles aux côtés des frégates de surveillance (FS) Ventôse et Germinal et du patrouilleur Antilles-Guyane (PAG) La Combattante, admis au service actif en janvier dernier.

RESILIENCE : l’équipage du Dixmude confectionne des masques de protection
« Etre et durer ». Ce Leitmotiv, inscrit dans l’ADN des marins de la Marine nationale, les guide depuis toujours sur les mers et océans du globe, notamment lors de leurs missions les amenant à partir loin, longtemps et en équipage. Ces deux mots les poussent à s’adapter sans cesse à leur environnement. Une adaptation qui passe par les qualités intrinsèques de chaque marin que sont : la discipline, la combativité, la rigueur, le dépassement de soi mais aussi la créativité. La réalisation de masques de protection à bord du porte-hélicoptères (PHA) Dixmude en est une illustration concrète.
A l’aide d’un modèle envoyé par le soutien logistique de la Marine (SLM) de Brest, l’équipage du PHA Dixmude confectionne avec l’imprimante numérique 3D du bord des visières de protection visant à protéger des projections respiratoires. Le prototype est basé sur un modèle relativement simple comprenant trois pièces : l’armature, un élastique et un intercalaire.
« Cela remplace des lunettes, il faut mettre la visière en complément d’un masque FFP2. Elles améliorent le niveau de sécurité en limitant les risques de projections et de sécrétions respiratoires sur le visage, elles procurent une meilleure vision panoramique et enfin elles sont réutilisables après désinfection » explique le médecin en Chef Frédéric embarqué sur le PHA.
En plus de son efficacité, la plus-value de ce matériel réside également dans sa simplicité d’entretien. Nettoyables, ces masques peuvent être réutilisés même après avoir été exposés au virus. Mi-avril, une dizaine de masques étaient produits par l’équipage qui souhaite encore en concevoir une dizaine de plus au profit du personnel du service de santé des armées (SSA) embarqué à bord du PHA.
Le vendredi 3 avril, le PHA Dixmude a appareillé de Toulon pour rejoindre la zone Antilles-Guyane dans la cadre de l’opération Résilience visant à lutter efficacement contre le Covid-19. Sa mission est de transporter du matériel depuis la métropole et de mettre à disposition ses capacités et ses moyens en vue d’appuyer les autorités civiles pour venir en aide à la population locale.

Retrouvez l’ensemble de la contribution des armées françaises à la réponse à l’épidémie Covid-19 (Collection Recherches & Documents de la FRS) : Contributions des armées françaises à la réponse à l’épidémie Covid-19, par Frédéric Coste, maître de recherche à la FRS et réserviste citoyen de la Marine.

Vivez marin !
Révisez les métiers de la Marine nationale avec les vidéos métiers sur Etre marin, au cœur de nos métiers. Vous pouvez également retrouver sur le site Etremarin.fr l’ensemble des offres d’emplois dans la Marine à diffuser dans vos réseaux.

« Stratégie », le nouveau numéro des Etudes Marines est en ligne ! Retrouvez-le en intégralité en cliquant sur ce lien.

Prenez un instant pour aider l’Ecole navale à former les marins de demain, avec la taxe d’apprentissage. Cette taxe d’apprentissage (TA) constitue pour l’école navale une ressource non négligeable pour la réalisation de projets pédagogiques innovants (lunettes 3D, salles d’e-learning), pour le maintien à niveau des installations sportives (voiliers, container de matériel destiné à la FPC, rénovation du gymnase, etc.). Flécher la TA vers les écoles n’est pas forcément naturel, mais cela  relève pourtant d’une démarche citoyenne et engagée! Plus d’informations en PJ.

Cette année, célébrez les 300 ans du SHOM ! (Re)découvrez une partie de leur travail au travers de cet article et de ce court-métrage de reconstitution historique.

Découvrez la nouvelle publication de la FRS : « L’impact du Covid-19 sur le monde maritime », par l’amiral Patrick Hébrard, chercheur associé à la FRS. Retrouvez les autres publications des chercheurs de la FRS dans un espace dédié à la situation nouvelle créée par le Covid-19. 

Développez vos compétences en modélisme en réalisant la maquette de la FREMM Aquitaine : les instructions sont disponibles ici.
Voyagez depuis votre canapé, grâce au dernier livre d’Ewan Lebourdais Silveer Series : « L’univers maritime m’intrigue et m’inspire depuis l’enfance, aussi loin que ma mémoire se souvienne, depuis les premiers milles effectués sur le bateau de mon grand-père », retrouvez ses plus beaux clichés en noir et blanc ici.  .

Respectueusement, cordialement,

Enseigne de vaisseau Adélaïde BONNET
Adjoint au chef de Pôle Rayonnement
Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine

———————————————————————

Une boussole des possibles

pages_de_cdf-8983_0-page1-1Cette leçon de clôture du 11 mai 2011 de Mireille Delmas-Marty passionnante nous semble du plus grand intérêt. Vous pouvez la télécharger soit en cliquant sur l’image ci-dessus soit en la téléchargeant directement avec le lien suivant:

cdf-8983

Résumé:

Le processus de mondialisation ouvre des possibilités inédites, mais suscite aussi des menaces pour l’être humain et l’ensemble de l’écosystème, provoquant ainsi un repli souverainiste dans un monde de plus en plus « déboussolé ». Quelle place, donc, pour un humanisme juridique au sein de la gouvernance mondiale ? Mireille Delmas-Marty confronte au récit de l’effondrement celui de la mondialité, communauté de destin unie et solidaire dans sa pluralité. Au croisement des droits nationaux et du droit international, elle revisite trois voies qu’elle avait explorées près de dix ans auparavant : résister à la déshumanisation, responsabiliser les acteurs globaux et anticiper les risques à venir.
Ponctuée de nouveaux commentaires, et relue sous l’angle d’une « boussole des possibles », cette leçon de clôture prononcée en 2011 se révèle d’une actualité saisissante.

 

Quelques éléments d’actualité par l’Enseigne de vaisseau Adélaïde BONNET Adjoint au chef de Pôle Rayonnement Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (20 avril 2020)

 

  • Opération résilience : Lancée le 25 mars 2020, l’opération « Résilience » constitue la contribution des armées à l’engagement interministériel contre la propagation du Covid-19. Elle est centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à cette épidémie, en métropole et outre-mer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection. Les armées s’engagent dans l’ensemble des secteurs où elles peuvent apporter un soutien aux autorités civiles, en adaptant leurs actions aux contextes locaux et dans le cadre d’un dialogue avec les autorités de l’Etat.

 

 

  • COVID-19 : Les marins-pompiers de Toulon engagés dans la lutte

Face à la situation sanitaire provoquée par la pandémie COVID-19, les marins-pompiers de Toulon se mobilisent et ont renforcé leur réponse opérationnelle dans le domaine du secours à personnes.

Disposant initialement de 3 véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), 3 véhicules supplémentaires issus du Pôle des Ecoles de la Méditerranée (PEM) et de l’Ecole des Marins Pompiers de la Marine (EMPM) sont venus renforcer ces moyens. Ces dispositions permettent de dédier 4 VSAV (sur les 6 au total) au profit des cas suspects ou avérés COVID-19 au sein de la base navale, ou à la demande des sapeurs- pompiers du Var. En effet, depuis 2016, une convention entre la Marine nationale, le préfet départemental du Var et le SDIS 83 définit les modalités d’aide et de soutien réciproques dans le cadre général de la lutte contre les incendies et les opérations de secours dans le département du Var. Cette convention, signée en 2016, est d’une durée de 5 ans renouvelable par tacite reconduction. De nouvelles capacités opérationnelles de la Compagnie des marins-pompiers (CMP) seront intégrées lors de la révision en 2021 de la convention. La compagnie de marins-pompiers de Toulon a déjà participé à plusieurs missions liées à la pandémie COVID-19 en apportant son concours à la première opération de rapatriement sanitaire de victimes de la région Grand Est vers les hôpitaux d’instruction des armées de Lavéran à Marseille et de Ste Anne à Toulon. Elle a également apporté son concours dans la préparation de la mission du PHA Tonnerre (lors de l’évacuation des victimes corses) et de la Flottille Amphibie, pour son futur déploiement avec le PHA Dixmude. Ces actions montrent le plein engagement de l’ensemble des moyens de la Marine nationale pour lutter, aux côtés de tous les acteurs locaux, contre la pandémie actuelle.

  • Arrivée du PHA Mistral et de la FLF Guépratte à la Réunion

Suite à la décision du Président de la République de déployer les porte-hélicoptères amphibie (PHA) de la Marine nationale dans le cadre de l’opération Résilience, le groupe Jeanne d’Arc, composé du PHA Mistral et de la frégate Guépratte, alors en escale technique à Male (Seychelles), a mis le cap vers le sud de l’Océan Indien dès le 26 mars 2020.

Dès son arrivée au large de Mayotte le 4 avril 2020, le Mistral a déployé un sous groupement tactique embarqué (SGTE) composé de 66 militaires en renfort du Détachement de la Légion étrangère de Mayotte (DLEM), dans le cadre du soutien aux autorités locales. A l’issue du débarquement du SGTE, les deux bâtiments ont repris la mer pour rallier l’île de La Réunion, qu’ils ont atteint le vendredi 10 avril 2020 dans la matinée.

Cette escale technique avait pour objectif le chargement de fret à destination des autorités locales mahoraises pour soutenir la lutte contre le coronavirus. Au total, ce sont près de 350 palettes constituées de plus de 200 tonnes d’eau et de denrées alimentaires, de masques et autres matériels sanitaires qui seront transportées à bord du Mistral. Durant cette manœuvre, les contacts avec l’extérieur ont été limités au strict nécessaire et toutes les mesures sanitaires ont été prises à bord comme à terre, dont le respect des gestes barrières, le respect des distances et le port des équipements de sécurité. Le porte-hélicoptères amphibie Mistral et la frégate Guépratte sont repartis dès le lundi 13 avril 2020 pour rejoindre Mayotte et livrer le fret embarqué en fin de semaine.

 

  • L’ATL2 au profit de l’opération AGENOR

Déployé depuis le mois de mars, l’Atlantique 2 opère dans le cadre de l’opération AGENOR, volet militaire de la mission EMASoH dans le golfe d’Ormuz (European-led Maritime Awareness Strait of Hormuz). Déployé à partir de la base aérienne 104 d’Al Dhafra il s’agit du premier détachement aéronaval déployé de l’opération AGENOR.

Grâce à sa polyvalence, cet appareil de patrouille maritime multi-missions, doté de capacités de surveillance, peut également être armé de bombes guidées laser de type GBU 12. Cet avion, déployé dans le golfe, a pour vocation première de conduire des missions de surveillance et de reconnaissance. L’Atlantique 2 contribue ainsi à renforcer l’appréciation de situation régionale au profit de la coalition européenne. Ces vols sont éprouvants mais permettent d’en connaître chaque jour davantage sur l’activité maritime de la zone. L’emploi de l’ATL2 pour ce type d’opération n’est pas une première. Déjà réputé pour sa polyvalence et sa souplesse d’emploi, cet avion de patrouille maritime a franchi en 2013 un nouveau cap en améliorant considérablement sa capacité d’acquisition image grâce à l’intégration d’une tourelle électro-optique multi capteurs de dernière génération. La WESCAM fournit des images et des vidéos de jour comme de nuit.

Ce détachement de la flottille 23F est composé d’un aéronef et d’une vingtaine de personnels. Son implantation à Abu Dhabi lui permet une proximité avec le commandement tactique le plaçant ainsi comme un acteur majeur dans la réalisation des missions dans le cadre de l’opération AGENOR. Son déploiement s’inscrit dans la poursuite des efforts de la France et de ses partenaires européens pour contribuer à  la sécurité maritime dans la région.

 

Vivez marin !

  • Révisez les métiers de la Marine nationale avec les vidéos métiers sur Etre marin, au cœur de nos métiers. Vous pouvez également retrouver sur le site Etremarin.fr l’ensemble des offres d’emplois dans la Marine à diffuser dans vos réseaux.

 

  • Prenez un instant pour aider l’Ecole navale à former les marins de demain, avec la taxe d’apprentissage. Cette taxe d’apprentissage (TA) constitue pour l’école navale une ressource non négligeable pour la réalisation de projets pédagogiques innovants (lunettes 3D, salles d’e-learning), pour le maintien à niveau des installations sportives (voiliers, container de matériel destiné à la FPC, rénovation du gymnase, etc.). Flécher la TA vers les écoles n’est pas forcément naturel, mais cela  relève pourtant d’une démarche citoyenne et engagée! Plaquette TA EN_2020_VF_Bordereau

 

  • Ecoutez les Chroniques littorales du CF (RC) José-Manuel Lamarque sur France Inter, notamment celles sur les premiers tests d’hémoglobine du vers marin Arénicole et de la  mobilisation de la SNSM contre le Covid 19.

 

 

 

  • Découvrez de nouveaux ouvrages : 

 

– « Reconquérir par la mer, la France face à la nouvelle géopolitique des océans », Richard Labévière, Ed. Temporis

– « Pour une histoire de l’archéologie navale », Eric Rieth, Ed. Classiques Garnier

Respectueusement, cordialement,

 

Enseigne de vaisseau Adélaïde BONNET

Adjoint au chef de Pôle Rayonnement

Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine

01 44 42 82 32 / 861 75 38 232

Mail : adelaide.bonnet@intradef.gouv.fr